La mort des amants Nous auront des lits pleins d'odeurs légèresDes divans profonds comme des tombeauxEt d'étranges fleurs sur des étagèresEcloses pour nous sous des cieux plus beaux Usant à l'envie leurs chaleurs dernièresNos deux coeurs seront deux vastes...
Je ne sais pas ce qu'il faudrait...Revivre ces moments de folieOh oui je voudraisOh oui j'en ai envie... Mes mots ne sont que du ventMes idées ne sont que des ondesMes gestes ne sont que réflexMon amour n'est qu'un rêve Mal je me sensQuand je revois un...
De quoi je rêve...? Je rêve notament qu'on jour quelqu'un voudra bien me prendre par la main comme ça, juste parce qu'il m'aime... juste parce que c'est beau parce que c'est simple... parce que j'en ai tant envie... envie que quelqu'un dépace les préjugés...
Elle était assise à même le sol. En tailleur, mais parfois, elle changeait de position, car ses jambes s'engourdissaient. Ses anglaises blondes lui retombaient sur les épaules, réunies en deux couettes nouées par des rubans. Elle avait le tain pal des...
Dit moi, pourquoi tu pleures encore ?Moi aussi je pleure parfoisDit moi, pourquoi tu t'enferme toujours dans ta chambre ?Moi aussi j'aime bien être seule parfoisDit moi, pourquoi tu as autant grossi en quatre mois ?Moi aussi je prends un peu de poids...
Balance mon coeur... lance le, qu'il s'écrase contre le mur, dégouline et vienne s'écraser par terre... dans une giclée de sang... attrape le, serre le fort entre tes mains de fer jusqu'à le broyer, le voir exploser en rougeur... prend un cuter et entaille...
Longtemps que je n'avais pas étallé quelques mots dans ma demeure... Le temps file... la vie avance... beaucoup à faire... pas tellement le temps de penser à vrai dire... c'est peut-être mieux... je sais qu'un jour ça va craquer... je sais que je vais...
Assise, impassible... elle ettendait on ne sait quoi... sur le quai de la gare, elle s'était posé sur un banc. Les gens qui passaient ne savaient pas depuis combien de temps elle était là, le regard posé sur un point indéfinissable du paysage face à elle....
Mal... mal là... ici... tu sens un coeur qui bat ?... Non, il ne bat plus... oui j'ai mal là... il est froissé... oui, je l'ai écrasé... il criait trop fort, j'ai juste voulu le faire taire... Oui, j'ai très mal là... oui... cela ne durera pas... cela...
S'allonger... main dans la main... parcourir la nuit... deux regards perdue... se serrer, à deux, bien étendus...grand lit, grands draps... lumière évanouie... imagine... j'oserai... je ferai des bêtise... soignerai ta gourmandise... imagine que je sois...
Je me souviens... hier... soir... moment magique... à ce moment... j'aurai voullu être habillée de couleur... j'aurai voullu retirer cette jupe de dentelle, ôter ce corsage dénudé... j'aurai voullu m'habiller de couleur... j'aurai pu chanter que j'étais...
Ombre sombre qui traverse ce champ abandonné. cheveux long dans le vent, le visage pal, les traits noirs et tirés... elle marche, une marche en noir. Dans une robe lache de velour, son corps décharné s'anime à chaque pas, et manque de se briser. Noir,...
Me retrouver face au miroir... me voir... voir mes formes dénudées... voir mon corps... toucher mes lignes des mains... m'imaginer que se sont les tiennes... essayer de savoir ce que tu ressens... me rendre compte encore comme je suis moche... je m'arrête......
Liam ne s'habillait pas en noir, Liam ne s'abimait pas le soir... Liam fumait des joints seulement, le samedi soir avec ses copains... En discothèque, Liam regardait les filles danser, leur jupes voler, et leur jolies culottes se dévoiler... Non, Liam...
Ces gèstes que j'exécute à l'infiniCes mots que je prononce à l'infiniCes cris que je pousse à l'infiniCes mimiques que je fabrique à l'infiniCes images que je vois à l'infiniCes rêves que je détruis à l'infiniCet infini qui m'appartiensCet infini qui...
Est-ce qu'un jour j'aurai la force d'aimer... pourai-je jouer de mon corps, de mes mots, de mon silence... je ne sais pas ce que cela signifie d'aimer... chaque fois qu'il m'a semblé être sous ce charme... je me suis rendu compte qu'il ne s'agissait que...
Parfois... la couleur me fait mal... la couleur me rapèle la joie qu'on les autres à me démolir... Si belle destruction soit-elle, me donne la nausée... le tourni... alors je préfère me plonger dans le noir... car c'est doux et si significatif... rouge...
Pourquoi est-ce qu'on ne pleure pas quand je pars, pourquoi on n'est pas triste lorsque je pleur... pourquoi je ne suis jamais sur les photos... pourquoi on rit dès que je parle... J'irai n'importe où, pourvu qu'on m'écoute... J'irai avac n'importe qui,...
Faites danser les images, jetez des filles vivantes sur papier... enfermez-les, donnez leur une âme, puis retirez la leur... tracez des lignes parfaites, des visages de poupées, des petits rats tout minces... insinuez des jupons, des drapés d'argents...
Ah... la vie a tendance à me tuer... un jour je pense blanc, l'autre noir... au fond je ne suis même pas grise... je ne combine pas les deux... je ne peux me résoudre à un bonheur partiel, mêlé de chagrins inavoués... je ne sait ouvrir les yeux lorsque...
Que faire ? Publier le ixième poème d'amour triste... le poème que personne ne lira... le poème que tout le monde a sans doûte déja écrit, et mille fois déjà lu. Et chaque fois on reprend un page pour débiter tout son fiel sans violence, rien que des...
Résonnant comme l'écho de mon coeurFrissonant comme le font de ma peur Sonnant pour te prévenirCriant pour te le dire Oubliant, te voilà enfin toiPleurant, te reconnais-tu en moi Allant voir ce qui se passeVoullant voir ce qui tracasse, Cherchant une...
L'eau sur mon corps... l'eau qui coule... qui ruissèle par fines goutelette... et qui finit sa course à mes pieds, sur le bitume détrampé... L'eau qui me purifie presque... sous ces nuages gris... sous ce ciel de plomb, j'aurai envie de danser... danser...
Je mange et je mange, beaucoup... beaucoup... personne ne me retient, il sont content de me voir manger... Je me fais mon orgie de ces bons petits plats... je bouffe sucré, salé, je mangerai des deux à la fois... Le gout n'a plus de gout, et l'odeur presque...
Envie d'être méchante et provocante... peut-être pour faire aussi mal, à ceux qui ne me liront jamais, que moi j'ai mal... j'explose de mal-être... malaise corporel et déception grandiose... j'ai gentilmment envie de me lacérer le bras... ça ne changera...